Dans une interview accordée à Sputnik dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le ministre jordanien du Plan et de la Coopération internationale, Imad Fakhoury, a qualifié d'intense la collaboration entre son pays et la Russie, notamment dans le secteur militaire.
«Je pense que la collaboration dans le domaine militaire entre la Russie et la Jordanie a atteint un très bon niveau et qu'elle doit s'y maintenir. Nous fêtons cette année le 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre nos pays. Nous aspirons à développer les rapports bilatéraux dans la politique, le secteur militaire, le tourisme, l'économie, le commerce et dans les domaines technique et scientifique», a indiqué Imad Fakhoury.
Il a rappelé que la Jordanie possédait de grands accords commerciaux avec les marchés mondiaux, soit plus d'un milliard de consommateurs.
«Nous souhaitons développer la collaboration avec les entreprises russes qui prévoient d'ouvrir des succursales en Jordanie», a poursuivi Imad Fakhoury.
À l'étape suivante, a-t-il fait remarquer, la Jordanie présentera des projets d'infrastructures pour les cinq ans à venir à hauteur de 15 milliards de dollars (presque 13 milliards d'euros).
«Amman attend les entreprises russes qui sont prêtes à s'y atteler», a-t-il affirmé.
«Nous déploierons également une activité intense pour augmenter le nombre de visites d'affaires entre nos pays. Nous avons évoqué la mise en place de relations de partenariat entre Saint-Pétersbourg et les villes jordaniennes et nous espérons que cette question trouvera sa réponse prochainement», a-t-il noté.
Imad Fakhoury a indiqué que de tous les pays voisins de la Syrie, la Jordanie accordait le meilleur soutien aux réfugiés syriens. Ainsi, ces derniers se voient accorder des soins médicaux partiellement gratuits, les enfants profitent de l'éducation et les adultes se voient proposer des emplois, a-t-il rappelé.
«Malheureusement, la communauté internationale ne débloque pas assez de ressources pour couvrir toutes les dépenses destinées aux réfugiés», a-t-il souligné pour conclure.