La question du plafonnement du prix du gaz russe divise l’UE

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Union européenne, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 09.09.2022
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L’UE n’a pas réussi à se mettre d’accord sur le plafonnement du prix du gaz russe, une mesure soutenue par seulement trois États membres. Mais limiter toutes les importations gazières plaît beaucoup plus.
Rêve d'Ursula von der Leyen, plafonner le prix du gaz russe, après le pétrole, semble voué à l'impasse. Sur les Vingt-Sept, seuls trois pays sont favorables à limiter uniquement le cours du gaz russe. Les autres veulent élargir la restriction.
"Quinze pays sont en faveur d’un plafonnement général des prix [du gaz, ndlr], trois le préféreraient uniquement pour le gaz russe, trois n’ont pas d’avis préliminaires mais souhaitent que des contrôles de durabilité économique à long terme soient effectués. Les cinq derniers sont contre ou neutres", a expliqué le ministre italien de la Transition écologique, Roberto Cingolani, à l’issue de la réunion des ministres européens de l’Énergie.
M.Cingolani a aussi souligné que ceux qui s’opposaient à la proposition étaient "géographiquement plus proches" des régions orientales de l’Europe et s’inquiétaient d’être coupés du gaz russe, mais que ces pays ne consommaient pas beaucoup d’énergie.

Insuffisant pour réduire les factures

La ministre belge de l'Énergie, Tinne van der Straeten, a plus tôt mis en doute l’efficacité du plafonnement du prix du gaz russe, compte tenu du volume actuel livré à l’UE. Selon elle, cette limitation ne fera pas à elle seule baisser les prix donc les factures des ménages européens.
La Belgique souhaite plutôt un plafonnement dynamique des prix à l’échelle de l’UE sur le gaz négocié sur les marchés internationaux, dont asiatiques, afin d’assurer la sécurité des approvisionnements.

Les discussions se poursuivent

Les ministres européens se sont toutefois entendus sur "une orientation commune".
Ils ont demandé à la Commission européenne de préparer en quelques jours "une proposition solide et concrète", a déclaré le ministre tchèque de l'Industrie, Jozef Sikela, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE.
En plus du plafonnement du prix du gaz russe, la Commission propose de limiter les revenus des opérateurs du nucléaire et des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, hydroélectrique) qui vendent leur électricité très au-dessus de leurs coûts de production.
Les États pourraient prélever la différence entre ce plafond et le prix du marché pour redistribuer ces "superprofits" aux ménages et entreprises vulnérables.
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