Une amende requise contre Éric Zemmour pour ses "propos outrageants"

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Éric Zemmour - Sputnik Afrique, 1920, 18.11.2021
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Des "propos méprisants, outrageants", et "un rejet violent" de la population immigrée. Le parquet a requis mercredi 10.000 euros d'amende, avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, à l'encontre du polémiste Éric Zemmour, jugé en son absence pour ses propos controversés sur les migrants mineurs isolés.
La décision du tribunal a été mise en délibéré et sera rendue le 17 janvier.
"Les limites de la liberté d'expression ont été franchies", et Éric Zemmour s'est rendu coupable de provocation à la haine et injure raciale, a estimé la procureure Manon Adam, demandant "100 jours amende à 100 euros" en condamnation.
Au début de ses réquisitions, elle a relu une grande partie des propos reprochés au candidat putatif à la présidentielle et habitué des procédures judiciaires.
Lors d'un débat sur les mineurs isolés sur CNews le 29 septembre 2020, après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, Éric Zemmour affirme: "Ils n'ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent".
"Tous les mineurs isolés ne sont pas des violeurs" tempère ensuite, sur demande de la présentatrice, celui qui était alors le chroniqueur star de l'émission "Face à l'info". "Mais la responsabilité de la France et du gouvernement c'est de ne pas prendre le risque (...) Dans le doute il ne faut laisser rentrer personne".
"Pas tous", tente la présentatrice. "Tous, ils n'ont rien à faire ici", vocifère Éric Zemmour. "C'est une invasion permanente", "c'est un problème de politique d'immigration".
"Ce n'est pas un accident de langage, il persiste et signe", constate la procureure dans ses réquisitions. "Sous couvert de parler des mineurs, il vise la population immigrée", contre laquelle il semble avoir "une détestation très forte".
Les expressions utilisées "synthétisent les mécanismes de la haine", il use "du lexique de la guerre", parle "d'invasion, de conquête", avance-t-elle. Il fonctionne par "généralisations, un procédé classique du racisme", ajoute-t-elle, souhaitant "insister" sur le danger de la "banalisation du discours d'un ennemi commun".
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