En Inde, le Diwali fait craindre une nouvelle vague de Covid

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Quelques jours avant le début de Diwali, la fête hindoue la plus populaire d'Inde, les festivités ont d'ores et déjà commencé à métamorphoser la mégalopole indienne de Delhi. Des foules immenses ont envahi les marchés populaires pour l’achat de cadeaux, un rituel incontournable lors de cette fête des lumières.
Bien que cela ait redonné de l'éclat aux marchés après une longue léthargie pour cause de crise du Covid-19, le non-respect des normes de distanciation physique littéralement bafouées ne cesse de susciter l’inquiétude des autorités dans un pays qui garde toujours à l’esprit les séquelles d’une vague virulente de Covid-19 qui a fait des ravages en avril et mai derniers.
Même si les cas de Covid ont nettement diminué dans le pays, déjà une nouvelle préoccupation se profile alors qu’une vingtaine de contaminations au variant AY.4.2, une sous-lignée du variant Delta, ont été récemment confirmées.
Les experts ont déjà prédit que la troisième vague pourrait frapper l'Inde après les célébrations de Diwali.
Et pour prévenir le mal avant qu'il ne sévisse, le gouvernement central a demandé aux États fédérés et aux territoires de l'Union de veiller à ce que "les plus grandes précautions" soient prises à l’occasion des festivités. Toutefois, le contrôle de centaines de millions de festivaliers à travers le pays semble tâche ardue, voire quasi impossible.
À Lajpat Nagar, Sarojini ou encore à Chandni Chowk, les Delhiites sans aucune adhésion au protocole Covid-19 ont investi en nombre ces derniers jours, les commerces et les parcs dans une atmosphère de festivités où la socialisation et les grands rassemblements demeurent le maître-mot.
"Personne n'a été vu portant un masque ou observant une distanciation sociale", a-t-il fait observer.
À l’arrivée de Diwali, l’air devient irrespirable dans les différentes localités indiennes en raison des millions de pétards et feux d’artifice et autant de bougies allumées à cette occasion.

"À partir du 6 novembre, l'impact sur la qualité de l'air à Delhi induit par le brûlage du chaume et la célébration de Diwali qui connaît l'utilisation massive des pétards, entraînera une augmentation du niveau de polluants PM 2,5 jusqu'à 38% en raison du changement de direction du vent", a mis en garde mardi le Système de la qualité de l'air et des prévisions et de la recherche météorologiques (SAFAR).

Et pour dissuader les gens d'éclater tant de pétards, plusieurs États fédérés ont imposé une interdiction complète de l’utilisation et de la vente de toutes sortes de ces produits, à l'exception des pétards verts et des spectacles laser.
Dans la capitale indienne de 20 millions d’habitants, désignée en 2020 par l’Organisation mondiale de la santé comme la ville la plus polluée du monde, les pics de pollution associés à la flambée de Covid-19 augmentent, selon des experts, le risque de maladies respiratoires chroniques.
Si l’Inde a administré à ce jour plus d’un milliard de doses anti-Covid, des inégalités spatiales entre les différents États fédérés sont toutefois très marquées.
Un constat qui a incité le Premier ministre indien, Narendra Modi, à tenir récemment une réunion avec des responsables locaux pour renforcer le rythme de la vaccination notamment dans les États de Manipur, Nagaland, l'Arunachal Pradesh, Maharashtra et le Meghalaya.
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