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Covid-19

Traces du Covid-19 dans les eaux usées: le réseau Obépine alerte sur une reprise épidémique

Eau - Sputnik Afrique, 1920, 31.10.2021
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Alors que le gouvernement espère un "hiver relativement serein", les chiffres des contaminations laissent présager le contraire. La dégradation de la situation épidémique est constatée non seulement par l’agence sanitaire mais aussi par le virologue Vincent Maréchal qui analyse les eaux usées pour déterminer l’ampleur de l’épidémie.
Invité le 30 octobre sur Franceinfo, Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne Université et cofondateur de l'Observatoire épidémiologique dans les eaux usées (Obépine), constate "une remontée des signaux [qui indiquent la présence du Covid-19, ndlr] dans les eaux usées des stations d'épuration".

"Depuis fin septembre, début octobre, on observe de façon très disséminée, soit un arrêt de la décroissance, soit dans certains secteurs, une remontée des signaux dans les eaux usées des stations d'épuration. On voit cette tendance s'inscrire dans la durée", a noté Vincent Maréchal.

Cependant, pour lui, "parler d'une vague est encore un peu tôt, parler d'une reprise, que l'on attend par ailleurs, effectivement, c'est tout à fait possible".
Le co-fondateur de l’Obépine considère la contagiosité du virus et les conditions météorologiques comme les causes de cette reprise.

"On rentre dans une période automno-hivernale très propice à la circulation des virus respiratoires", a-t-il rappelé, avant de poursuivre: "Il y a moins de gestes barrières. C'est assez évident. Les masques baissent, le lavage des mains est peut-être moins bien respecté, on ventile moins nos locaux parce qu'il fait froid. Et puis, même si la vaccination est très importante aujourd'hui, il y a encore un réservoir de personnes non vaccinées. On peut penser aux enfants, aux personnes âgées qui ont été vaccinées en tout début d'année et dont l'immunité peut être en train de descendre."

La France peut-elle espérer passer un "hiver relativement serein"?

Pourtant, Gabriel Attal a indiqué le 27 octobre à l'issue du Conseil des ministres que "la France peut espérer passer un hiver relativement serein", mettant en avant un taux de vaccination élevé qui permet "un meilleur contrôle" du virus, "parce que ce vaccin protège très efficacement et durablement contre les formes graves".

"La couverture vaccinale a de quoi nous rendre optimistes: plus de 80% des Français éligibles [âgés de plus de 12 ans, ndlr] sont complètement vaccinés", a-t-il rappelé, confirmant néanmoins "une reprise légère mais sensible de l’épidémie" sur l’ensemble du territoire.

En effet, en termes de couverture vaccinale la France est mieux classée par rapport à plusieurs autres pays européens. Avec ses 74,2% de la population totale bénéficiant au 30 octobre d’un schéma vaccinal complet (50.044.551 personnes), la France devance notamment l’Allemagne (66,7%) et l’Italie (68.93%).
Le taux d’incidence ne cesse néanmoins d’augmenter un peu partout en France, s’élevant au 30 octobre à 56,92 nouveaux cas pour 100.000 habitants, c’est-à-dire plus que le seuil d’alerte de 50. "La reprise de la circulation virale s'est confirmée en métropole" lors de la semaine du 18 octobre, a noté le 29 octobre l’agence sanitaire qui fait état de 7.360 nouveaux cas de contamination en 24h au 30 contre 6.433 enregistrés la veille.

Les nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques en hausse

En outre, une hausse des hospitalisations est observée en France. Selon les données publiées le 30 octobre, 1.644 nouvelles hospitalisations ont été repérées sur les sept derniers jours et 437 admissions en soins critiques.

"En France métropolitaine, les taux de nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques [sont] en augmentation ou stables dans toutes les régions", note Santé publique France citée par l'AFP.

Le porte-parole du gouvernement assure "surveiller ces indicateurs comme le lait sur le feu", prévoyant l’augmentation de la pression hospitalière les semaines prochaines. "Cette hausse n’est pas une surprise, nous la constatons à des degrés divers partout dans l’UE", justifie-t-
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