"La campagne de vaccination en France est une réussite mais il faut aller plus loin"

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un centre commercial - Sputnik Afrique, 1920, 31.10.2021
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La réussite de la campagne vaccinale en France "fait une différence importante avec les vagues précédentes", permettant de constater une circulation du virus moins forte. Or, selon le président de la Commission médicale d’établissement, "il faut aller plus loin" à l’approche des épidémies hivernales.
Par rapport à samedi dernier, le nombre de cas journaliers de coronavirus en France a augmenté pour ce 31 octobre de près de 1.000, soit de 17%.
Si, selon l’épidémiologiste Patrick Berche, "on ne devrait pas être épargné par la vague", comme par exemple en Allemagne, la vaccination "fait une différence très importante avec les vagues précédentes", a estimé le 30 octobre sur LCI le président de la Commission médicale d’établissement, Rémi Salomon.
"Ça va monter moins, il y aura probablement moins de transmissions, ça va circuler moins, et surtout beaucoup moins de formes graves, ça fait un changement radical."
Alors que le cap des 50 millions vaccinés avec les deux doses a été franchi en France le 29 octobre, il faut toutefois continuer la lutte contre l’épidémie, d’autant plus que le pays est au seuil de "la période des épidémies hivernales", poursuit Rémi Salomon.
"La campagne de vaccination en France est une réussite mais il faut aller plus loin. Et surtout, maintenant, il faut qu’on aille vers des rappels. […] Il n’y a pas que le Covid comme virus qui circule, actuellement il y a la bronchiolite chez les tous petits, il y a également la grippe, qui arrive un peu plus tard, en décembre, et puis d’autres virus encore. On le sait et on le voit déjà, les virus arrivent".
Situation dans les hôpitaux
Malgré des conséquences moins graves pour la société grâce à la vaccination, la crise dans les hôpitaux persiste.
"En général, on n’est pas trop malade, de temps en temps on est patraque et on ne peut pas travailler, et nous, dans les hôpitaux on voit des gens qui sont très malades", souligne M.Salomon.
Invité cette semaine sur RTL, le président de la Commission médicale d’établissement disait déjà que face à cette crise, il faut "quelque chose de très important", comme "un Marshall ou un choc d’attractivité".
"C’est à peu près le double de lits fermés, à la même époque, qu’il y a deux ans. On manque essentiellement d'infirmiers. On a un recrutement qui est beaucoup plus faible que les autres années", avait-il alors alerté. "Cela ne peut pas être une rustine".
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