Pêche: Boris Johnson dit qu'il ne peut exclure des représailles contre la France

© AFP 2022 BEN STANSALLBoris Johnson
Boris Johnson - Sputnik Afrique, 1920, 30.10.2021
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Boris Johnson, qui accueille le sommet des Nations unies sur le climat la semaine prochaine, a réaffirmé qu'il ne voulait pas que cette querelle avec Paris ne compromette le sommet des 20 principales économies mondiales (G20) à Rome, considéré comme un tremplin pour obtenir davantage d'engagements pour la COP26 à Glasgow.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré samedi qu'il ne pouvait pas exclure des sanctions commerciales contre la France la semaine prochaine, dans le cadre du conflit qui oppose les deux pays sur la pêche.
Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE l'année dernière a aggravé les tensions dans ses relations avec la France, et les négociations sur les droits de pêche, dont l'impact économique est limité, se sont avérées longues et difficiles avant même que la Grande-Bretagne ne quitte le bloc.
Emmanuel Macron a franchi une nouvelle étape vendredi dans ce conflit en mettant en doute la "crédibilité" de la Grande-Bretagne et en l'accusant de vouloir modifier certaines parties d'un traité signé l'année dernière, notamment sur les droits de pêche.
"S'il y a une violation du traité ou si nous pensons qu'il y a une traité, nous ferons ce qu'il faut pour protéger les intérêts britanniques", a déclaré samedi Boris Johnson à Sky News depuis Rome, où il participe au sommet du G20.
Prié de dire s'il excluait de déclencher la semaine prochaine des mesures de rétorsion dans le cadre dit de l'Accord de Commerce et de Coopération, il a répondu: "Non, bien sûr, je n'exclus pas cette possibilité."
"Mais je pense que tout le monde souhaite voir une coopération entre les alliés européens, et (le président français) Emmanuel Macron et moi partageons une perspective commune, à savoir que le changement climatique est un désastre pour l'humanité et que nous disposons des outils pour s'y attaquer", a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron et Boris Johnson devraient avoir un entretien informel au cours du week-end en marge du G20.
La France reproche depuis de longs mois au Royaume-Uni d'avoir délivré à ses pêcheurs un nombre de licences insuffisant pour accéder aux eaux britanniques au vu des engagements pris par Londres à l'égard de l'Union européenne dans les accords encadrant le Brexit.
Paris a fini par annoncer mercredi un premier train de mesures de représailles qui entreront en vigueur le 2 novembre.
Un chalutier britannique est immobilisé au Havre depuis jeudi pour avoir pêché selon la France sans autorisation dans les eaux nationales.
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