"Le Premier ministre est chez moi", annonce le chef de l'armée soudanaise après le putsch

CC BY-SA 4.0 / Arwa51o / This is an image with the theme "Africa on the Move or Transport" fromKhartoum, Soudan
Khartoum, Soudan - Sputnik Afrique, 1920, 26.10.2021
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Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l'armée soudanaise qui a dissous lundi les autorités de transition plongeant le pays dans l'inconnu, a annoncé que le chef du gouvernement du pays était chez lui.
Le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, dont la communauté internationale réclame la libération depuis que l'armée l'a arrêté lundi 25 octobre, se "trouve chez moi", a assuré mardi le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l'armée qui a dissous les autorités du pays.
Économiste de l'Onu devenu le visage civil d'une transition post-dictature partagée avec les militaires, M.Hamdok a été enlevé avec son épouse, nombre de ses ministres et les autres dirigeants civils de la transition lundi à l'aube.
"Oui, on a arrêté des ministres et des politiciens, mais pas tous", a ajouté le général al-Burhane lors d'une conférence de presse de près d'une heure en forme de monologue. Quant à M.Hamdok, il était "en danger", a été "mis à l'abri" et "rentrera chez lui quand la crise sera finie", a-t-il ajouté.
Mais pour les manifestants dont la désobéissance civile a transformé Khartoum en ville morte depuis lundi, pas question de renoncer pour autant. Même si l'on sait maintenant où est le chef du gouvernement, "on ne quittera la rue qu'une fois le gouvernement civil réinstallé", assure à l'AFP Hocham al-Amine, ingénieur de 32 ans.
Et après le fiasco de la coopération entre militaires et civils qui a explosé en vol lundi, "on n'acceptera plus jamais de partenariat avec l'armée", poursuit-il.

Avenir inconnu

Englué depuis deux ans dans une transition qui n'a pas vu le jour, ce pays pauvre d'Afrique de l'est est plongé dans l'inconnu.
Washington a déjà "suspendu" une aide de 700 millions de dollars au Soudan dans la mesure où la perspective des premières élections libres semble de plus en plus compromise.
Pour les États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège, à la manœuvre sur le dossier soudanais depuis des années, "les actions des militaires trahissent la révolution et la transition" post-dictature après la chute en 2019 d'Omar el-Bechir.
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