La ministre déléguée à l’Autonomie dans le viseur de députés LREM qui se plaignent à Jean Castex

© AFP 2022 MARTIN BUREAUBrigitte Bourguignon à l'Assemblée nationale
Brigitte Bourguignon à l'Assemblée nationale - Sputnik Afrique
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Dix députés LREM ont envoyé un courrier au Premier ministre pour reprocher à la ministre déléguée à l’Autonomie de les avoir mis à l’écart dans la discussion concernant la loi Grand Âge et d’avoir demandé à Luc Broissy, à la tête du conseil destiné aux Ehpad, de rédiger un rapport sur des logements adaptés au vieillissement de la population.

Alors que le lancement de la loi Grand Âge est toujours attendu, un groupe de députés LREM s’est insurgé contre les méthodes de son élaboration dans une lettre adressée au Premier ministre, indique Le Parisien. 

Dans ce courrier, dix membres de la majorité, dont la vice-présidente de la Commission des affaires sociales Audrey Dufeu, se plaignent de certaines démarches de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie.

Les élus lui reprochent d’avoir demandé à Luc Broissy, président du conseil national du PS, de rédiger un rapport sur l'adaptation des logements au vieillissement de la population, alors qu’il se déclare être un «opposant» à Emmanuel Macron sur Twitter, précise le quotidien.

Ce spécialiste des questions liées au vieillissement avait déjà fait un rapport en 2013 sur le sujet, raison pour laquelle il lui a été demandé de le remettre au goût du jour. «Il est compétent, techniquement légitime sur le sujet», explique un conseiller gouvernemental cité par Le Parisien.

Élus abandonnés

Les députés se déclarent également mis à l’écart dans cette discussion, affirmant n’avoir jamais rencontré Brigitte Bourguinon depuis sa nomination. D’après eux, c’est une démarche «inacceptable».

«Nous devons absolument nous prémunir des erreurs passées dans les quinquennats précédents et ne pas choisir de reprendre le même chemin», ajoutent-ils.

En plus de cela, ils évoquent un problème d’«indépendance» et de «légitimité» compte tenu des activités professionnelles de Luc Broissy, également à la tête du conseil destiné aux Ehpad.

Contacté par le quotidien, celui-ci a confié ne pas avoir pris l’initiative de la réactualisation du rapport, expliquant que c’était justement le gouvernement qui l’avait sollicité. «Il n’y a pas de conflit d’intérêts», a-t-il lancé.

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