Zone euro: plusieurs pays souhaitent le départ de la Grèce (ministre grec)

© RIA Novosti . Sergei SubbotinCarolos Papoulias
Carolos Papoulias - Sputnik Afrique
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Certains pays de la zone euro sont hostiles à la présence de la Grèce dans l'union monétaire européenne, a reconnu mercredi à Athènes le ministre grec des Finances Evangélos Venizélos, avant une rencontre avec le président du pays Carolos Papoulias.

Certains pays de la zone euro sont hostiles à la présence de la Grèce dans l'union monétaire européenne, a reconnu mercredi à Athènes le ministre grec des Finances Evangélos Venizélos, avant une rencontre avec le président du pays Carolos Papoulias.

"Malheureusement, la zone euro compte beaucoup de pays qui n'ont plus besoin de nous. Et nous devons les persuader que nous pouvons accomplir notre mission", a indiqué M.Venizélos.

La Grèce "se trouve sur le fil du rasoir" en essayant de se mettre d'accord avec l'UE sur les derniers détails d'un nouvel accord de crédit, selon lui.

Les dirigeants de la zone euro ont annulé une réunion de l'Eurogroupe prévue jeudi, en raison de plusieurs différends avec la Grèce portant sur la réduction des dépenses budgétaires et les obligations politiques des partis grecs.

"Beaucoup jouent avec le feu, à l'étranger comme à l'intérieur (du pays), d'aucuns avec des torches, d'autres avec des allumettes. Dans tous les cas, le danger est grand. Nous devons choisir: soit des sacrifices et des réductions, soit une catastrophe nationale", a conclu le ministre.

Plusieurs hommes politiques et économistes européens ont déjà évoqué le départ de la Grèce de la zone euro. L'eurodéputé britannique Martin Callanan, qui préside le groupe des Conservateurs et réformateurs européens (ECR) au Parlement européen, a appelé mercredi les dirigeants de l'UE à élaborer un plan de sortie grecque de la zone euro lors du sommet prévu pour les 1er et 2 mars à Bruxelles.

Pour éviter un défaut de paiement incontrôlé, la Grèce doit obtenir un crédit de 130 milliards d'euros en échange d'un nouveau plan d'austérité (qui prévoit au total 3,3 milliards d'euros d'économies) et s'entendre sur l'effacement d'une partie de sa dette avant le 20 mars, date d'échéance de créances de 14,5 milliards d'euros.

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