La Russie a toujours su protéger ses arsenaux nucléaires (Rossiïskaïa gazeta)

S'abonnerTelegram
MOSCOU, 4 septembre - RIA Novosti. Le 4 septembre est le 60 e anniversaire de la 12e Direction principale, la plus fermée, du ministère russe de la Défense chargée des arsenaux nucléaires de Russie. Son chef, le général Vladimir Verkhovtsev, a fait hier (lundi) une déclaration importante : seuls les sous-marins stratégiques et les systèmes de missiles des Troupes de missiles stratégiques sont dotés d'ogives nucléaires.

Cela veut dire que seulement deux structures de la triade nucléaire russe ont accès au bouton atomique. En ce qui concerne l'aviation à long rayon d'action, comme l'a récemment déclaré son commandant, le général Pavel Androssov, ses avions patrouillent dans les régions éloignées du monde, mais ils ne sont pas dotés de bombes et de missiles.

Mais les arsenaux spéciaux des bombardiers stratégiques sont bien remplis et, en cas de nécessité, ils peuvent être utilisés. En s'entretenant avec Vladimir Verkhovtsev, le correspondant du quotidien Rossiïskaïa gazeta a appris que les arsenaux nucléaires russes avaient été bien protégés même dans les périodes les plus défavorables pour notre pays. Après la désintégration de l'URSS, les militaires ont réussi à conserver pratiquement tous les polygones secrets, les Instituts de recherche et les bases matérielles et techniques du commandement principal.

En 60 ans d'existence des forces nucléaires, il n'y a eu aucune pénétration non autorisée sur leur territoire. Vladimir Verkhovtsev ne se souvient que de deux cas aux abords lointains des sites secrets. Les deux fois, il s'agissait de cueilleurs de champignons repérés par les systèmes électroniques de surveillance. Pour des raisons compréhensibles, le général n'a pas révélé les détails de cette protection.

Le général a confirmé que la Russie avait renoncé aux armes nucléaires dites portables, c'est-à-dire aux engins nucléaires qu'un homme pourrait déplacer d'un lieu dans un autre. Mais, selon lui, la situation concernant ce type d'arme pose des problèmes. En effet, théoriquement, il est possible de rendre portable n'importe quelle munition tactique nucléaire, par exemple, un obus de 152 mm ou une mine terrestre. La Russie ne possède pas de munitions nucléaires de ce type dans ses arsenaux. Mais cela ne signifie pas que d'autres y ont aussi renoncé.

"Le problème ne réside même pas dans l'ogive nucléaire, estime Vladimir Verkhovtsev. Si une armée est équipée de vecteurs capables de porter des munitions nucléaires, il n'est pas totalement exclu qu'ils n'en seront jamais réellement dotés".

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала